13/06/2006 - DEPART DE QUITO POUR OTAVALO - MERCREDI 7 JUIN 2006
Nous quittons Hannibal et sa femme, nos hôtes de la Posada Coloniale, et partons de bonne heure pour OTAVALO.
Pour cela nous devons prendre le bus au terminal terrestre comme ils disent ici, la gare routière en quelque sorte... Alors pour nous y rendre nous prenons le "metrobus", lequel soit dit en passant n'a absolument rien a voir avec un métro.
Une fois arrives à la gare routière, c'est amusant de voir que vu le nombre de comptoirs et de personnes qui vendent des tickets de bus, on pourrait presque se croire dans une salle d'enchères... Je peux vous confirmer que les équatoriens ont de la voix !
Plusieurs compagnies se battent entre elles pour chacune des destinations.
Nous parvenons enfin a obtenir notre billet et montons de suite dans notre bus et quelle surprise ¡ Incroyable ¡ Il est peint en bleu vif, avec a l'intérieur des sièges de la même couleur, des doubles rideaux bleus vifs aussi avec d'énormes fleurs rouge...Et pour rehausser le tout il y a de touts petits rideaux rouges a franges a chacune des fenêtres. Bref c'est vraiment une décoration qui semble tout droit sortie d'un film mexicain (pour nous qui ne connaissions rien jusqu'a présent de l'Équateur...).
Une fois installes très confortablement, pas comme au Brésil quand même mais presque, le chauffeur met super fort de la musique afro-cubaine, de la rumba. Je ne vous explique pas l'ambiance ¡
Et voila que notre bus se remplie bien vite. Les passagers qui montent sont presque tous des indiens, et pour la plupart des indiens Otavalos.
Vient le moment de partir, le bus démarre toujours sous l'air de rumba. Mais voila que soudain on nous met encore en plus un film de corrida. C'est alors que tous les indiens du bus se mettent a suivre avec une extrême attention l'émission.
Cela les passionne énormément et ils encouragent les toreros comme si c'était du direct live en criant olé ¡... L'ambiance de notre bus est de plus en plus chaude mais le niveau sonore est tel que Seydou et moi commençons a nous dire qu'il ne sera pas possible de survivre à plus de bruit... Mais c'est sans compter sur la suite des événements.
Arrive soudain un premier vendeur ambulant spécialisé dans les brosses a dents qui commence par distribuer a chacun des passagers un lot de 5 de ses brosses. Bon rien d'extraordinaire au début, en voyage on a l'habitude des vendeurs qui montent dans le bus et tentent de vendre leurs articles...Mais celui-la est plus fort que les autres. Apres avoir distribué ses affaires, le voila qui commence un speach hyper structuré de vendeur en hurlant, qui dure au moins un quart d'heure, et surtout il a trouve une super technique. Comme il est grand, il se met juste devant la télé ce qui provoque l'énervement de tous les indiens qui ne peuvent plus suivre la corrida et qui s'empressent donc de payer les brosses a dents pour pouvoir continuer a regarder l'émission... Là c'en est trop alors Seydou et moi ne pouvons pas nous empêcher d'éclater de rire devant le spectacle... et je me dis que j'ai encore à apprendre moi en ce qui concerne le commercial...
Les otavalos sont très pacifiques. Plutôt que de s'énerver ils ont préféré payer. Voila notre vendeur tout content qui passe la main à un autre petit vendeur qui monte encore pour nous souler...et ainsi de suite pendant presque tout le voyage.... Enfin bon puisque nous sommes confortablement installes nous pouvons résister a tout !
On arrive 3 heures plus tard environ sans encombre, après avoir traverse un paysage grandiose. Seul soucis, on a pas pu prendre de photos...Et oui il nous a semble qu'il valait mieux ne pas se faire repérer dans un tel contexte avec nos engins mais quel dommage ¡ Voila ce que c'est que de partir en Amérique du sud...
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