15/06/2006 - LE FERROCARIL ou "la sultana de los Andes" - MERCREDI 14 JUIN 2006
Comme nous nous y attendions d'ailleurs, le gardien de nuit oublie de nous réveiller ce matin à 5H00. Mais heureusement l'appel du voyage, trop fort, fait que nous nous réveillons soudain à 5h25, donc encore suffisamment en avance pour prendre le petit train. Alors on remballe le peu d'affaires qu'on a sorti puis on fonce à la gare. Je ne vous dis pas le froid à cette heure !
A peine arrivés à la gare, quel trafic ¡ De toutes parts de nouveaux touristes affluent, lesquels n'ont malheureusement pas encore pris leurs billets de train. Du coup le train part un peu en retard mais ça va encore... En attendant nous on en profite pour nous réchauffer autour d'un thé et d'un café que nous sert une petite indienne adorable.
Vu le froid nous préférons laisser les plus jeunes monter sur le toit... En nous disant qu'on pourra tjs changer en cours de route de toute façon. C'est un vrai blizzard ¡
Très vite, plus on avance, plus les paysages sont sublimes.

Et il faut voir les personnes que l'on croise le long de la voie ferrée ¡ Quand les chiens aboient le Ferrocaril passe... ¡ Non mais sincèrement un grand nombre de chiens nous courent après... Et l'on rencontre aussi des fermiers qui partent emmener leurs animaux dans les pâturages : moutons, chèvres, ânes, vaches, même des chevaux. Et si ce n'étaient que ça ¡ Des écoliers se pressent le long de la voie ferrée, des policiers, des mamans avec leurs bébés sur le dos... Incroyable ¡
Au final je ne regrette pas d'être à l'intérieur car cela devient de plus en plus haut, alors qu'au départ cela pouvait aller... Avec mon vertige je n'aurais jamais pu tenir.
Le train s'arrête dans un premier minuscule village nomme GUAMOTE. Il est adorable. Et l'on se dit qu'on va y revenir après le trajet de train pour y passer la nuit car il semble que le temps se soit arrête ici.... Les indiens nous foncent dessus pour essayer de nous vendre leur artisanat ainsi que de bons petits déjeuner... On se laisse tenter par leur beignets a la banane (une vraie merveille et pas du tout gras en plus).
Et le petit train repart vers de nouvelles aventures, cela devient de plus en plus beau... Et le soleil arrive enfin, le ciel est encore plus bleu... Bref c'est magnifique ¡
Plus tard notre train s'arrête cette fois à ALAUSI pour une seconde halte. Encore une bien jolie petite ville. Vraiment le trajet de ce petit train a énormément de charme...
C'est en fait à "La nariz del Diablo" que cela devient un peu impressionnant pour moi qui ait le vertige, et surtout lorsque le conducteur du train recule en marche arrière sur environ 50 mètres... Mais bon, pourquoi est-ce qu'une personne comme moi qui ai le vertige n'aurait pas autant que les autres le droit de voir les sublimes beautés du monde...?

Qu'en dites-vous ?
Sincèrement, vu le paysage, cela vaut vraiment la peine de faire un effort. Durant tout le chemin jusqu'a "La Nariz Del Diablo", je me suis mise a gauche donc côte montagne et dans les moments durs et bien je me suis accrochée. Et je conseille à toutes les personnes qui comme moi ont le vertige de faire de même, sincèrement c'est possible puisque j'y suis parvenue. Et puis il n'y a pas tant que ça de moments durs puisque ce n'est pas en permanence très en hauteur et d'ailleurs c'est si beau qu'on en oublie presque que c'est réel....
Une fois arrivés dans la narine, on nous a proposé de faire un échange et que les personnes qui étaient à l'intérieur montent sur le toit. Alors Seyd en a profité pour le faire et est ressorti de cette expérience super content d'autant plus qu'à ce moment il s'est mis à faire très chaud dehors.
Nous vous conseillons à tous de venir faire un petit tour de train, de préférence sur le toit car c'est là tout de même qu'il y a le plus beau panorama. Ceci dit, il faut être bien placés, car lorsque Seyd est monté tout le monde était trop serré si bien que sur les photos qu'il a faites il y avait des pieds qui apparaissaient... A priori les photos prises à l'intérieur sont les mieux réussies contrairement à ce qu’on aurait pu penser... A condition d'utiliser une grande vitesse d'obturation sinon...
Pour finir le petit train nous a déposé de nouveau à ALAUSI où nous sommes entrés dans un restaurant qui nous a servi le meilleur almuerzo qu'on ait jamais mangé et comme d'hab pour seulement environ 1 $ par personne, avec un jus de fruit frais compris dans le menu... Bref que demander de plus...
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Un seul regret sur cette belle journée : le petit train n'est plus le vieux train à vapeur de nos rêves qui circulait auparavant tous les jours avec ses vieux wagons en bois...Il a été remplacé par un grand wagon moderne unique. Il circulerait parait-il encore de temps à autres, quand il n’est pas en réparations après avoir encore déraillé comme à son habitude… Et oui, on n’arrête pas le progrès ¡
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